Florent Varin, directeur de La Coopération agricole Solutions + « Expérimenter des premiers cas d’usage en IA »
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La Coopération agricole Solutions + a organisé, le 27 janvier, la première édition de l’IA Coop Day. Avec pour fil rouge : comment passer de l’intérêt pour l’intelligence artificielle à la création de valeur ? Florent Varin, directeur de l’organisation, nous livre les clés pour en faire un levier de compétitivité. Car, selon lui, « se passer aujourd’hui de l’IA dans les coopératives n’a aucun sens ».
Florent Varin : Un certain nombre de coopératives ont un intérêt croissant pour l’IA mais se posent la question de savoir comment opérer un vrai passage à l’acte. À La Coopération agricole Solutions +, on est partisan de démarrer petit pour expérimenter des premiers cas d’usage qui répondent à des besoins métiers. Ces premiers jalons doivent permettre de se poser les bonnes questions en matière de structuration de la data ou de choix technologiques. Bref, faire la preuve de concept puis implémenter au fil de l’eau.
C’est pour éclairer les coopératives sur tous ces enjeux que nous avons organisé l’IA Coop Day. Par exemple, nous avons fait intervenir BPIfrance conseil, qui propose divers accompagnements financiers en fonction de l’ampleur des projets envisagés, notamment le programme Diag IA pour lequel on est partenaire. Nous avons eu de très bons retours sur cette première édition, à laquelle ont assisté 120 personnes, et nous comptons bien réitérer cet évènement une fois par an.
F. V. : Nous venons de dévoiler notre deuxième baromètre de maturité IA, mené auprès d’une quarantaine de salariés de coopératives plutôt référents sur le sujet (DSI, responsable innovation, marketing…). Les coopératives ne partent pas de rien en matière d’IA car la moitié d’entre elles disent utiliser de l’IA traditionnelle, tels que des capteurs de données. Mais on s’aperçoit que les données ne sont globalement pas encore pensées comme un socle unifié. Il y a peu d’interopérabilité et pas de gouvernance sur ce sujet. En outre, très peu de retours sur investissement sont calculés. Près de la moitié des coops interrogées utilisent également l’IA générative, mais uniquement au niveau des fonctions supports (communication, RH…), pas pour le cœur de métier. Les freins évoqués sont l’absence de solution adaptée ainsi que le manque de formation et de structuration des données.
La maturité globale reste relativement faible, mais en un an, nous constatons du progrès : les coopératives ne se demandent plus s’il faut se lancer, mais comment y aller de manière utile et sécurisée.
F. V. : ChatCoop, c’est une plateforme sur laquelle les coopératives vont pouvoir créer, héberger et faire évoluer leurs propres assistants IA métiers, intégrés à leurs usages et enrichis de leurs propres données. Océalia a participé à l’élaboration de l’assistant métiers pour les saisonniers, et Cérèsia à celui pour les TC. Ils sont en cours de déploiement chez elles. Et puis nous allons continuer à développer des assistants qui répondent aux besoins des coopératives en termes de QHSE, de marketing, de RH…
Nous allons aussi donner la possibilité à ChatCoop de se plugger à des extranets pour travailler à améliorer la relation adhérents. Enfin, nous allons développer des intégrateurs pour rendre ChatCoop interopérable avec un certain nombre d’outils du marché. ChatCoop pourrait devenir la plateforme d’intégration de l’ensemble des solutions d’IA génératives disponibles. Nous disposons de 1,5 M€ pour la période 2025-2028, et nous avons déjà engagé le tiers.
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